{"id":4770,"date":"2021-06-21T16:30:13","date_gmt":"2021-06-21T20:30:13","guid":{"rendered":"https:\/\/framemuseums.org\/?p=4770"},"modified":"2022-11-30T16:34:10","modified_gmt":"2022-11-30T21:34:10","slug":"united-states-of-abstraction-artistes-americains-en-france-1946-1964","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/framemuseums.org\/fr\/united-states-of-abstraction-artistes-americains-en-france-1946-1964\/","title":{"rendered":"United States of Abstraction: Artistes am\u00e9ricains en France, 1946-1964"},"content":{"rendered":"<div class=\"book-wrapper__top-section--image\">\n<div class=\"sp-product__book-preview\">\n<div class=\"google-link\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>L&#8217;exposition <em>United States of Abstraction. Artistes am\u00e9ricains en France, 1946-1964,<\/em>\u00a0est organis\u00e9e par le Mus\u00e9e d&#8217;arts de Nantes, o\u00f9 elle sera pr\u00e9sent\u00e9e au public du 11 f\u00e9vrier au 23 mai 2021, et le Mus\u00e9e Fabre de Montpellier, o\u00f9 elle sera pr\u00e9sent\u00e9e du 3 juillet au 17 octobre. Le r\u00f4le de Paris comme capitale mondiale de l&#8217;art occidental depuis le 19e si\u00e8cle est bien connu, et il est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 comme un fait \u00e9tabli que la Ville lumi\u00e8re perd cette pr\u00e9\u00e9minence apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale au profit de New York. Pourtant, l&#8217;on sait \u00e9galement que de tr\u00e8s nombreux artistes, peintres, musiciens et \u00e9crivains am\u00e9ricains, hommes et femmes, ont continu\u00e9 \u00e0 venir \u00e9tudier et cr\u00e9er en France. Plusieurs centaines de jeunes artistes, musiciens et \u00e9crivains am\u00e9ricains, hommes et femmes, ont s\u00e9journ\u00e9 \u00e0 Paris apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les ann\u00e9es 1960. Certains comme Joan Mitchell en 1955 se sont install\u00e9s en France d\u00e9finitivement. Plus de 400 artistes ont en particulier utilis\u00e9 la bourse du GI Bill, qui permettait \u00e0 tout ancien combattant de financer ses \u00e9tudes, en venant s&#8217;inscrire aux \u00e9coles d&#8217;arts et acad\u00e9mies parisiennes entre 1946 et 1953. Certains artistes comme Ellsworth Kelly, arriv\u00e9 en France en 1948, \u00e9tudi\u00e8rent \u00e0 l&#8217;\u00c9cole de Beaux-arts, tandis que d&#8217;autres fr\u00e9quent\u00e8rent avec plus ou moins d&#8217;assiduit\u00e9 les ateliers de la Grande Chaumi\u00e8re aupr\u00e8s de Fernand L\u00e9ger ou d&#8217;Ossip Zadkine. Ils venaient pour des raisons diverses : l&#8217;attrait culturel de Paris, ses mus\u00e9es et ses ma\u00eetres, l&#8217;attrait de l&#8217;Europe, l&#8217;aventure de vivre correctement et sans r\u00e9elle contrainte gr\u00e2ce \u00e0 la bourse, la recherche d&#8217;une plus grande libert\u00e9, l&#8217;envie d&#8217;\u00eatre ailleurs, d&#8217;\u00eatre \u00e0 Paris comme sur une \u00eele. L&#8217;exposition explore cette intense pr\u00e9sence et la mani\u00e8re dont elle a contribu\u00e9 \u00e0 la red\u00e9finition de l&#8217;art abstrait en France \u00e0 un moment o\u00f9 la g\u00e9ographie mondiale de l&#8217;art \u00e9tait boulevers\u00e9e. Elle est organis\u00e9e en trois chapitres, qui se retrouveront \u00e9galement dans le catalogue. La premi\u00e8re section, \u00ab Les autres de l&#8217;Art autre : les Am\u00e9ricains autour de Michel Tapi\u00e9 \u00bb, examinera les oeuvres r\u00e9unies par le critique Michel Tapi\u00e9, que ce soit dans des expositions de groupe (comme V\u00e9h\u00e9mences confront\u00e9es \u00e0 la galerie Nina Dausset en 1951, Les Signifiants de l&#8217;informel en 1952 ou Un art autre au Studio Facchetti la m\u00eame ann\u00e9e) ou dans des publications de la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1950. Ces \u00e9v\u00e9nements constituent une passionnante tentative de rapprocher une s\u00e9rie d&#8217;oeuvres abstraites en dehors de consid\u00e9rations nationales, mais autour des id\u00e9es d&#8217;expressivit\u00e9, de peinture gestuelle ou automatique abstraite. Plusieurs peintres am\u00e9ricains, Jackson Pollock, Willem De Kooning, Mark Tobey, Claire Falkenstein, Alfonso Ossorio y sont associ\u00e9s et mis en rapport avec Wols, Jean Dubuffet, Georges Mathieu, Jean-Paul Riopelle. Le second chapitre, \u00ab Paris , une \u00eele pour les artistes am\u00e9ricains? \u00bb, regroupera plusieurs coloristes abstraits, comme Sam Francis, Joan Mitchell, Shirley Jaffe, mais aussi Kimber Smith, Norman Bluhm ou Beauford Delaney, qui trouv\u00e8rent en France un lieu de libert\u00e9 et de cr\u00e9ativit\u00e9, sans pour autant \u00e9tablir de liens forts avec les artistes fran\u00e7ais du groupe de l&#8217;abstraction lyrique, \u00e0 l&#8217;exception du peintre canadien Jean-Paul Riopelle. Ils revendiquent une forme de solitude, et utilisent la capitale fran\u00e7aise comme un lieu stimulant pour la cr\u00e9ation mais n\u00e9anmoins \u00e9trangement apatride. Leurs oeuvres ont en commun des formes flottantes, de grande \u00e9chelle, aux coloris intenses. Le dernier chapitre, \u00ab Nouvelles voies de l&#8217;abstraction g\u00e9om\u00e9trique : ombre, hasard, mouvement \u00bb, \u00e9tudiera comment les artistes Ellsworth Kelly, John Youngerman, Robert Breer et Ralph Coburn, en relation avec certains de leurs a\u00een\u00e9s comme Jean Arp ou Alexander Calder et avec certains de leurs contemporains (Fran\u00e7ois Morellet), ont profond\u00e9ment renouvel\u00e9 l&#8217;abstraction g\u00e9om\u00e9trique dans le Paris de l&#8217;apr\u00e8s-guerre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;exposition United States of Abstraction. Artistes am\u00e9ricains en France, 1946-1964,\u00a0est organis\u00e9e par le Mus\u00e9e d&#8217;arts de Nantes, o\u00f9 elle sera pr\u00e9sent\u00e9e au public du 11 f\u00e9vrier au 23 mai 2021, et le Mus\u00e9e Fabre de Montpellier, o\u00f9 elle sera pr\u00e9sent\u00e9e du 3 juillet au 17 octobre. 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